lise duclaux

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Artiste visuel, née en France, Lise Duclaux vie et travaille à Bruxelles. Après avoir étudié 3 ans à l’école nationale des Beaux-Arts de Nancy - France, elle termine sa formation à L’ERG (Ecole de recherche graphique) - Bruxelles.

Utilisant la photographie comme médium et s’interrogant d’abord sur l’identité féminine, elle commence a exposer son travail dés 1994 à la galerie Rodolphe Janssen (Bruxelles) et au Stedelijk Museum Bureau (Amsterdam).

De 1996 à 1998 Lise Duclaux travaille avec l’artiste Olivier Barrea. Ils s’intéressent aux attitudes du corps et à la notion de lieu commun. Ils sont invités en résidence d’artiste au Canada, à Vu - centre de diffusion et de production de la photographie (Québec) ainsi qu’en France à Chambre de séjour avec vue.

A partir de 2000 la fiction prend une place déterminante dans son travail. Elle démultiplie les points de vue et les instants, travaille avec des formes populaires comme des séquences animées inspirées du cinéma, le roman-photo et l’affiche : Biennale de Louvain-la-Neuve, Room (Rotterdam), like Alice,…, Looking-glass (Bruxelles), it was an ideal apple eating weather, galerie Paolo Boselli (Bruxelles). Son travail commence à s’inscrire dans le contexte ou il est montré : comme le roman photo Love is for the birds (2001) réalisé dans l’ancien entrepôt Royal des douanes à Bruxelles pour l’exposition Ici et maintenant en ces mêmes lieu, ou l’insertion d’un roman feuilleton en trois épisodes Les mouches (2002) dans le Mosquito, agenda culturel de l’hebdomadaire Télémoustique pour l’exposition Mobiles (Bruxelles).

Dés lors la notion de contexte, d’espace et de lieu devient primordial. Elle désire que son travail soit plus proche de la vie, en mouvement. Dès 2003 sa pratique s’élargit à la vidéo, l’installation, l’écriture, la performance et le jardinage. Du possible sinon j’étouffe, les papillons et les boutures, installation dans un bureau de pointage (bureau destiné aux chômeurs), elle y tapisse les murs d’une série d’images d’un couple dansant les papillons, offre des cartes postales et 280 petites boutures de plantes d’intérieurs. Elle réitère une partie de cette installation en 2004, un sourire, une bouture, pour l’exposition A/maze dans un bâtiment industriel, elle tapisse les murs d’une nouvelle affiche - wallpaper un sourire et 500 boutures à emporter de plantes d’intérieur, d’extérieur et de tout milieu, munies d’une étiquette racontant leurs histoires: dérobé à…, prélevé chez…, trouvé à...

En 2003 elle est en résidence d’artiste au Centre d’Art Contemporain de Pougues-les-Eaux (France), où elle tourne une fiction muette tes cheveux dans mes yeux vidéo de 64min, 2004. Pour l’exposition Instant Fragile (2004) clôturant la résidence, elle conçoit et met en scène une performance: une personne anonyme glisse dans les poches des vestes, pantalons sacs et manteaux des petites cartes elles aussi anonymes avec pour seul inscription du possible sinon j’étouffe.

En 2005 au Comptoir du Nylon pour le KunstenFESTIVALdesArts (Bruxelles) elle conçoit et met en scène l’installation-performance danse, danse, danse tant que tu peux, un couple défiant la linéarité du quotidien en dansant derrière une vitrine de magasin vide, durant une semaine aux heures d’ouverture des magasins.

En 2006 pour l’exposition Werken en Dagen, curateur Laurent Busine, Lise Duclaux réalise Pour les plaies et les blessures, mais pas celles du coeur. Elle investit les rues de l’ancien Béguinage de Tongres ou elle retire à même la rue les pavés et plante contre les murs des « mauvaises herbes » poussant dans la région et dont une de leurs propriétés est de soigner plaies et blessures et réalise une affiche à emporter, déposée dans l’ancienne église des Béguines ou a lieu l’exposition.
Elle réalise Zone de fauchage tardif, pour le MAC’S Musée d’Art Contemporain de la communauté Française de Belgique, oeuvre spécifique pour le jardin des ingénieurs, faisant partie de la collection du musée. 64 espèces, 84 variétés de graines de fleurs annuelles, bisannuelles et vivaces à semer à la volée sur 800m2. Réalisé pour une période minimum de trois années consécutives correspondant à l’installation des plantes sur le terrain, et pouvant être rétirées régulièrement, rien de définitif, pas de maîtrise des résultats, que des possibles en mouvement, le temps, le vent, le gel, le rythme des pluies, les saisons, les insectes et autres animaux, tout ce qui agit sur l’espace constituera le devenir de l’oeuvre.
Elle conçoit et met en scène une deuxième partie de la performance danse, danse, danse tant que tu peux pour le festival Maiis (Bruxelles) où trois couples de danseurs parcourent un quartier, plusieurs fois dans la journée aux heures de bureaux. Ils dansent tout en se déplaçant, aux mêmes moments, sur la même musique qu’eux seules entendent, mais pas aux mêmes endroits. Ils se rencontrent, se séparent, et disparaissent.

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